Comment j’ai pu voir l’exposition temporaire du British Museum grâce au cinéma Gaumont

Quand je suis allée à Londres pendant mes vacances, j’ai découvert que le British Museum proposait une exposition temporaire qui avait l’air d’être absolument géniale : Life and death in Pompeii and Herculaneum. Seulement cette exposition coûtait £15 et cette somme n’était pas prévue dans mon budget, tout comme le livre de l’exposition qui coûtait bien plus que le prix de l’entrée. C’est donc la mort dans l’âme que je suis sortie du musée.

life and death in pompeii and herculaneum

Début septembre, je vois un tweet passer comme quoi le Gaumont diffuse le film de présentation de l’exposition dans certains de ses cinémas. Ni une ni deux, j’alpague la personne en charge du compte Twitter de Gaumont pour demander où je peux trouver plus d’infos, tout simplement parce que j’ai mal fouiné leur site. C’est là que j’apprends que le Gaumont Wilson de Toulouse diffuse le film le 20 septembre.

J’ai supplié une de mes meilleures amies pour m’accompagner. J’avoue que les films d’expositions c’est assez spécial, du coup il fallait un minimum d’attrait pour les antiquités pour m’accompagner. Le film coûtait un peu plus cher qu’une séance normal, j’imagine parce que ce n’est pas un film normal. Mis à part la dame à côté de moi qui ne cessait de râler parce que ça ne lui plaisait pas (hé, fallait pas venir, fallait pas s’attendre à un film d’action!), c’était bien agréable.

life and death in pompeii and herculaneum

On apprend quand même pas mal de choses sur ces 2 villes, même si j’en savais déjà pas mal  puisque l’éruption du Vésuve est un des rares moment qui m’interroge sur l’histoire romaine (vous savez bien que mon coeur penche pour l’histoire grecque). J’ai quand eu du mal à supporter les ricanement du présentateur pendant la partie sur les corps découvert à Pompéi et j’ai eu envie de rire quand la présentatrice a été choquée par une statue du dieu Pan.

Je regrette vraiment de ne pas avoir dépenser ces £15 au final, parce que l’exposition avait l’air géniale. Même si le film est chouette et m’a permis d’en savoir un peu plus sur la fin de ces 2 villes, j’aurais bien voulu voir de près tous ces objets et ces mosaïques.

Si vous êtes à Londres ou que vous comptez y aller, faites-moi plaisir et allez observer cette exposition !

Bienvenue à Downton… ou presque !

Les tenues anciennes m’ont toujours intéressée, et depuis que je regarde Downton Abbey, les tenues de l’époque édouardienne sont limites devenues une obsession. J’avais très envie de me m’être en situation dans une tenue du genre, c’est pourquoi hier matin, je me baladais dans une robe d’été dans les rues de Toulouse. Heureusement que ma copine Céline est venue me prêter main forte pour les photos n’ayant pas encore de trépied et de télécommande.
J’avais quelques idées de pauses et de lieux et ensuite Céline shootait.

En regardant les photos, parfois j’ai l’impression de me voir plutôt avec une coiffure de « déesses grecques » (si je pouvais mettre un millions de guillemets, ils y seraient). C’est un des rares articles où vous me verrez en photo sur le blog, profitez-en.

Au final, je suis plutôt contente de cette session même si j’ai abandonné 2 lieux avant la séance par peur que ça ne rende pas bien. On s’est bien amusées et j’aime bien ces moments privilégiés entre Céline et moi.
Bonus :

Elle est floue mais peu importe

Céline n’avait pas vu que le retardateur était lancé !

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Le roman de chevalerie et la chanson de geste.

Le roman de chevalerie

A la base, il s’agit d’un poème versifié, la prose étant apparu au XIIIe siècle. Le héros de cette fiction poursuit une quête et rencontre des demoiselles (pas forcément en détresse).
C’est là que l’on voit la domination courtoise, c’est-à-dire, attirer l’attention d’une dame en agissant de façon héroïque.

Ce que tu dois savoir, le bon chevalier doit être courageux, loyal envers son seigneur, de bonne humeur.
Il doit faire preuve de largesse (c’est-à-dire généreux et méprise l’argent), être savant (il sait parler latin, c’est un noble, il a reçu une éducation importante), agir vite et servir les dames. Mais il ne doit surtout pas mentir et s’intéresser aux plaisirs de la chair. Les femmes sont souvent celles qui détournent le bon, le loyal. C’est un topos assez récurant dans les romans de chevalerie.

Le mauvais chevalier

Par exemple dans Tristan et Iseult : Tristan était un parfait chevalier, il a combattu des dragons et il est loyal MAIS il éprouve un amour passion pour Iseult (et là, c’est le drame !). C’est amour est un poison puisqu’il amène Tristan à renier les valeurs de l’aristocratie. Il devient un félon !

Autre exemple de mauvais chevalier : Lancelot du Lac. Je suis sure que vous pensiez toutes que Lancelot était l’exemple type du bon chevalier. Et bien non ! C’est un félon de première ! Il trahit son Roi (Arthur) en tombant amoureux de sa femme (Guenièvre) et il l’enlève en plus. La femme, c’est le mal durant le Bas Moyen-Âge, il faut s’en méfier. Par contre, son fils Galahad est l’exemple type du bon chevalier.

Chrétien de Troyes

Il s’agit du Père des romans de chevalerie. On estime que ses oeuvres ont été écrites entre 1160 et1185.

Il développe le thème du chevalier errant qui part en quête, celle là même qui va donner du sens au chevalier : la quête de soi. Le chevalier doit trouver sa place dans l’aristocratie. Au départ, la quête est individuelle mais elle devient communautaire : le chevalier se rend au service des communautés. Il tue les dragons, arrête les voleurs,défend la veuve et l’orphelin. Il est indispensable à la société.
Chrétien de Troyes insiste sur la présence des femmes dans ses oeuvres : elles domestiquent les chevaliers dans un monde d’hommes.

Son oeuvre principale se base sur les romans de la Table Ronde qui a pour représentant le Roi Arthur mais qui n’est pourtant pas le personnage central des oeuvres de notre trouvère.
La cour du Roi Arthur est un lieu fixe à tous les romans même si elle est imaginée par Chrétien de Troyes qui s’est basée sur des croyances populaires celtes et anglo-normandes.

Parmis les chevaliers dont il raconte la quête, nous retrouvons Cligès, Lancelot du Lac, Yvain et Perceval le Gallois (et non pas Provençal le Gaulois).

Les romans chevaleresques de Chrétien de Troyes qui nous sont parvenus :

  • Érec et Énide, vers 1170 ;
  • Cligès ou la Fausse morte, vers 1176;
  • Lancelot ou le Chevalier à la charrette,
    roman de Lancelot, vers 1175-1181 (inachevé) ;
  • Yvain ou le Chevalier au lion, roman
    d’Yvain, vers 1175-1181 ;
  • Perceval ou le Conte du Graal ou
    roman de Perceval, vers 1182-1190 (inachevé)

Chrétien de Troyes n’est pas le seul auteur des romans de chevalerie mais il est certain le plus connu de tous du Moyen-Âge. Autre roman de chevalerie bien connue mais hors Moyen-Âge : Don Quichotte de la Mancha de Cervantès. Bon, il s’agit d’un roman de contre-chevalerie mais quand même.

Les chansons de geste

Mais durant le Bas Moyen-Âge, il y avait aussi les chansons de gestes. Ce sont des chansons rythmées qui présentent les faits héroïques des chevaliers.
Le latin « gesta » signifie « les exploits », d’où chanson de geste. Très populaire au XIe siècle.

Le thème le plus développé est la loyauté, la fidélité au roi ou au seigneur même en cas de félonie.

Une très célèbre chanson de geste est la Chanson de Roland au XIe siècle qui raconte la mort de Roland à la bataille de Roncevaud, dans les Pyrénées, trois siècles auparavant, puis la vengeance de Charlemange. Tu te rappelles de cette chanson? On t’en a certainement parlé en primaire ou au collège.


Article publié sur madmoiZelle.com ;)

 

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